Luttes d'influences
Les premières brèches dans cette politique isolationniste commencèrent lorsque le Japon obligea la Corée à signer un traité d'amitié et de commerce en 1876, suivi par les États-Unis d'Amérique (1882), la Grande-Bretagne (1883), l'Italie (1884), la Russie (1884), la France (1886), l'Autriche (1892), la Belgique (1901) et le Danemark(1902).
La Chine et le Japon luttaient pour avoir la meilleure place commerciale, mais
en 1894, cette lutte dégénéra bientôt en conflit armé entre ces deux
puissance, sur le territoire Coréen. La Chine fut battue et dut
signer le traité de Shimonoseki (avril 1895), mettant fin à douze
siècles d'allégeance coréenne. Le roi Gojong (고종) fit bâtir
à cette occasion la porte de l'indépendance. Mais la Russie ne
supportant pas de voir les Japonais à ses portes, protège la Corée en
obtenant le maintien de la reine Min. Le Japon réagit brutalement,
des soldats japonais investissent le palais de Gyeongbok et
assassinent la reine Min (elle sera poignardée, puis, encore
vivante, enveloppée d'une couverture, arrosée de kérosène et brûlée
vive) et ceux de son clan. Le roi se réfugie chez les Russes, et en 1897,
se fait nommer empereur, renommant son pays Tæhan Jéguk (태한제국),
empire du Grand Han. Mais son pouvoir était faible et au bon vouloir des
Russes.
La reine Min, personnage fort était bien éliminé, mais la Corée résistait, alliée des Russes. La confrontation Russo-Japonaise était inévitable.




