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Le sort du président entre les mains de la Cour Constitutionnelle
Alain Devalpo (mars 2004)

En Corée du Sud, le sort du chef de l’état Roh Moo-Hyun est désormais dans les mains des neuf juges de la Cour constitutionnelle. Suite au vote par les députés de la motion de destitution vendredi 12 mars, la cour est le seul organe qui puisse annuler la destitution. Pour que la décision soit confirmée, il faut qu’au minimum six des neuf juges suivent la décision des députés.

Le sort du président entre les mains de la Cour Constitutionnelle

Il a fallu moins d’une semaine après la destitution pour que les neufs juges tiennent leur première réunion. Ils ont six mois pour statuer mais ils veulent agir rapidement pour mettre fin à la crise politique dont on craint les répercussions sur le plan économique et sur le plan social : les partisans de Roh Moo-Hyun manifestent tous les soirs et de nouveaux rassemblements sont attendus ce week-end.

Leur première décision a été de convoquer les parties en conflit pour une audience le 30 mars. Rappelons que c’est une entorse au code électoral qui a valu à Roh Moo-Hyun d’être destitué par une opposition majoritaire au Parlement et qui a saisi l’occasion pour mettre un terme à la cohabitation avec un président réformateur.

Il n’est pas certain que le processus engagé par la Cour constitutionnelle aille jusqu’à son terme. Des élections législatives sont prévues le 15 avril et il est improbable qu’elle ait rendu son jugement d’ici là.

Or selon les derniers sondages, la cote du parti Uri, la formation qui appuie le président, est montée en flèche. Les pourcentages des deux partis qui ont voté la destitution sont, eux, en chute libre. Si une nouvelle majorité parlementaire sort des urnes, sa première décision sera alors très certainement d’annuler la destitution.

Papier enregistré pour Radio France Internationale.
Alain Devalpo