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La face cachée du dragon coréen
Alain Devalpo (mai 2003)

troisième partie

Du côté de Séoul, les traditions confucianistes continuent de rythmer l’évolution des mentalités. Le cœur a ses raisons que la tradition ignore.

Le cœur a ses raisons que la tradition ignore. Selon la coutume, un mariage coréen est un contrat entre deux familles et non entre deux individus. Bosun a 29 ans, elle est jolie. Elle parle un français chantant appris dans la meilleure université féminine de Séoul et au cours de voyages dans l’hexagone. Elle occupe un poste à responsabilités. Même si son salaire est géré par sa mère, c’est une privilégiée qui a tout pour être heureuse et pourtant ! Elle est presque trop vieille pour être mariée, aussi, ses parents multiplient les rencontres avec des prétendants triés sur le volet par une entremetteuse. Bosun, va-t-elle accepter les exigences parentales et celles d’un éventuel mari qui lui demandera de rester au foyer ? Rongée entre ses aspirations d’indépendance et la piété filiale, elle n’a pas encore tranché.

Impossible de saisir la Corée sans prendre en compte la pensée confucéenne. « Le confucianisme peut être défini comme une philosophie fondée sur des principes de morale visant à l’établissement d’une société harmonieuse. Sous son influence, la société coréenne s’est donc rigidifié, codifiant ses comportements, ses classes sociales », explique Juliette Morillot dans son livre La Corée, chamanes, montagnes et gratte-ciel.

Dossier paru dans Faim et Développement magazine, le mensuel du Comité Catholique Contre la Faim et pour le Développement.
Alain Devalpo