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Les deux vies des chiens coréens
Alain Devalpo (septembre 2003)

En Corée du Sud, les chiens ne sont pas tous logés a la même enseigne. Il y a ceux qui finissent en ragoût et ceux qui deviennent des « peluches vivantes ». Depuis quelques années, les Coréens se sont entichés pour les caniches, chihuahuas et autres toutous. Les Coréens, qui ne font pas les choses à moitié, leur réservent alors une vie princière.

Si les chats ont sept vies, en Corée du Sud, il existe deux vies de chien.

Il y a la vie qui se termine au fond d’une marmite ; consommé pendant l’été, le ragoût de chien, selon la tradition asiatique, a des vertus bénéfiques pour la virilité et certains restaurants en proposent en catimini.

Mais depuis quelques années, les Coréens réservent un autre sort aux représentants de la race canine, bien plus enviable, c’est alors la vraie vie de toutou.

Les boutiques vendant caniches, cockers ou autres chihuahuas ont poussé comme des champignons. Là, dans des cages dorées, ces boules de poil qui ne feraient pas de mal à une puce sont pouponnées comme de véritables peluches vivantes. Le poil est luisant ou rasé par des artistes du ciseau, la présentation est soignée car en achetant un chien, on doit avoir l’impression d’acquérir un produit de luxe.

La clientèle est constituée pour moitié de jeunes femmes célibataires entre 20 et 30 ans. Des clientes qui ne lésinent pas quand il s’agit de leur animal de compagnie et le marché des accessoires est lui aussi florissant.

Les deux vies des chiens coréens

Des centres commerciaux pour animaux ouvrent leurs portes. L’un d’eux sera inauguré prochainement à Myeong-dong, le quartier mode de la capitale sud-coréenne. On y trouve les gadgets les plus divers ; des niches en forme d’igloo ou des sofas dessinés spécialement pour ces animaux qui, de plus, se font teindre les poils, boivent de l’eau spéciale et, quand il pleut, portent bien entendu des imperméables de marque.

Enfin, et c’est la cerise sur le museau, depuis le mois de juin, il existe Oh my dog ! C’est un parfum pour chien.

Papier enregistré pour la Radio Suisse Romande.
Alain Devalpo